Opération repoussé
Par Arniom le mardi 23 janvier 2007, 23:28 - Lien permanent
Depuis la semaine dernière, pas vraiment d'évolution flagrante.
Il faut tout de même noter plusieurs choses :
- Il peut maintenant boire de l'eau normal, fini l'eau gélifié donc
- La parole n'est toujours pas complètement revenu, mais de net progrès ont tout de même était fait, puisque des phrases presque complète commence à sortir
- Le rendez-vous avec le chirurgien a eu lieu
- J'ai cassé le distributeur de boisson fraiche
Le lendemain de ma dernière visite, mon père a eu enfin le droit de boire de l'eau au verre directement, sans passer par la petite cuiller, et il n'est plus nécessaire pour lui de boire de l'eau gélifié, ce qui est une bonne chose tout de même, car il refusait de plus en plus souvent de boire, et il risquait donc de finir par se déshydrater.
Il a toujours beaucoup de mal à s'exprimer, et il nous est toujours difficile de communiquer avec lui, car bien qu'il commence a essayer de faire des phrases (alors qu'avant c'était plus des mots uniquement), il lui est toujours très difficile de trouver ses mots. Mais bon, nous relativisons cela car le fait qu'il essai de faire plus que sortir quelques mots est tout de même un net progrès.
Il avait le moral assez bas durant mon séjour de 4 jours à Perpignan, car il se posait beaucoup de questions par rapport à son nouveau trajet à l'hôpital de Perpignan aujourd'hui ou il a subit un IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) et a eu un rendez-vous avec le chirurgien qui va pratiquer l'opération sur sa carotide.
Il a d'ailleurs de lui-même demandé à avoir des calmants car il n'était pas tranquille, ce qui est d'autant plus étonnant que mon père a toujours été anti-médicaments. En tout cas, comme il n'a jamais vraiment pris de médicaments, ou alors vraiment quand il n'avait pas d'autres choix, les effets ont été immédiat. Du coup, nous avons eu l'impression qu'il n'était pas très en forme, ce qui pour le moral n'est pas forcément positif, mais bon, c'est ce que lui ressent qui est le plus important.
Tout les jours maintenant, il descend dans le hall pour boire un café avec ma mère, et moi j'en profite pour prendre une boisson fraiche en même temps.
Pas plus tard qu'hier d'ailleurs, j'ai pris une boisson, et il est dommage
que je n'ai pas fait plus attention à la méthode que j'ai employé pour la
prendre, car j'ai gagné le jackpot : toutes les canettes de la même boisson
sont tombé tour à tour pour une mise de départ de 1€ 
Et ma soeur nous a rejoint ce matin par le train pour faire l'aller retour dans la journée car c'est aujourd'hui qu'avait lieu le rendez-vous comme déjà dit plus haut.
J'ai donc rejoint ma soeur et ma mère directement à l'hôpital de Perpignan au service de radiologie ou mon père était en train de passer l'IRM avant d'aller au rendez-vous avec le chirurgien, rendez-vous qui nous dirait si l'opération pouvait avoir lieu et si oui, à quel date.
Mon père est arrivé à l'hôpital très pale, les virages de la route de Cerbère en ambulance n'étant pas des plus agréables.
Après s'être baladé avec mon père et l'ambulancier dans les couloirs a la recherche du bureau du chirurgien (ou personne la bas ne semblait savoir que nous venions... les consultations étant normalement terminé depuis plus d'une heure...), nous avons fini par rencontré le chirurgien qui sortait du bloc opératoire.
Ma mère et ma soeur, qui avait déjà rencontré le chirurgien lors de l'hospitalisation de mon père, appréhendaient cette rencontre car il avait été mal-aimable, affirmant plus ou moins que nous étions responsable de ce qui arrivait car on avait laissé mon père fumé.
Au final, il apparait que mon père n'est toujours pas opérable pour le moment, les vaisseaux sanguins qui irriguent le cerveaux étant encore trop fragile pour supporter une anesthésie générale, et l'opération est donc repoussé de 4 semaines.
Mais par contre, il nous a affirmé que cela n'empêchait pas de débuter la "vrai" rééducation dès maintenant, suite à un examen rapide de l'état de motricité de la partie gauche du corps de mon père, ou nous l'avons vu réussir à bouger très légèrement son pied gauche.
Au final, le docteur Pelouze nous a reçu très aimablement, nous dessinant même un schéma de la carotide et de la façon dont aller plus ou moins se passer l'opération, qui devrait durer entre 1h et 1h30 environ.La nécessité de cette opération est apparemment très importante, car selon les dires du chirurgien, les chances d'un nouvel accident vasculaire sont de 100% si l'on laisse la carotide dans l'état actuel. Malgré tout, l'opération offre elle aussi un risque d'aggravement de la situation, mais les chances de problème sont réduite à un pourcentage de 8 à 10%, ce qui, bien que réduit, laisse encore planer le doute sur le devenir de mon père...
Prochain rendez-vous la semaine prochaine, le 30, pour un scanner du cou et le rendez-vous avec l'anesthésiste. La planification de la date de l'opération devrait avoir lieu lors du "staff" de l'équipe médical, le 5 février prochain.
J'ai appris une fois revenu à Toulouse, puisque j'avais pris la route avec ma soeur dès le départ de mon père en ambulance pour retourner à Cerbère, que la route du retour lui avait encore moins réussi que l'aller, puisqu'il a vomi à son arrivé à Cerbère... J'espère pour lui que ça ira mieux demain...
Les conclusions de ce billet sont en tout cas toujours les mêmes depuis le 16 décembre dernier : Il faut attendre, encore et encore. Patience est le maitre mot cette année qui vient à peine de commencer...
Commentaires
C bien il fait des progrès de jours en jours apparemment....Bon courage pour la suite .... J'espere que ça marchera pour l'opération ... Croisagemement de doigts....