Les chercheurs du National Institute for Neurological Disorders and Stroke ont comparé l'utilisation de l'IRM et de la tomographie assistée par ordinateur, sans agent de contraste, chez 356 patients suspectés d'accident vasculaire cérébral.

Parmi les patients diagnostiqués dans les trois heures suivant les premiers symptômes, l'IRM a permis de détecter avec succès 46% des ischémies cérébrales aiguës, contre 7% pour le scanner. La sensibilité de l'IRM, pour le diagnostic final des accidents cérébraux aigus, est de 82% comparée à 26% pour le scanner. En revanche, selon l'étude, les deux techniques sont comparables pour la détection de l'hémorragie intracrânienne aiguë.

Le principal désavantage associé à l'IRM réside dans l'impossibilité d'utiliser la technique pour les patients claustrophobes, portant un pacemaker ou atteints d'instabilités neurologiques ou médicales. Le scanner reste aussi plus largement et rapidement disponible et de surcroît moins coûteux que l'IRM.

Les chercheurs appellent donc à comparer les deux techniques utilisées en urgence, sur l'amélioration des résultats pour le patient ainsi que la réduction des coûts associés à l'hospitalisation, la réhabilitation et les invalidités.

Source : BE Etats-Unis 65 via Futura-Sciences